... voilà ce que je suis censée faire en ce moment. Je suis censée penser à ça, et à rien d'autre, et surtout pas à des idées du type "Je ne suis pas faite pour les concours", "Je ne les aurais jamais", ou pire encore "Je suis trop conne". La dernière option étant significative d'un net découragement des dernières heures. Il faut dire que ça a été dur à vivre.
Je commence à sortir la tête de l'eau. J'ai l'impression de flotter, alors la métaphore aqueuse est adéquate ce me semble. Comme si je sortais de trois heures de piscine vous voyez ? On ne sent pas vraiment son corps, on se sent un peu comme un apesanteur... Ca c'est le côté cool de la sensation. Le souci c'est qu'elle se mêle à une gueule de bois quasi-permanente. Gueule de bois qui n'est évidemment pas uniquement psychologique, j'ai arrosé mon échec dignement, mais qui perdure plus longtemps que la normale.
J'ai reçu énormement de soutien ces derniers jours, de ceux auxquels je n'aurais pas forcément pensé. Et la réciproque est vrai aussi. J'en attendais davantage de certains, et ça n'est pas arrivé. Ce genre de moment, quand on est quelqu'un de plutôt fort habituellement, aide à faire le tri entre ceux qui acceptent volontiers votre soutien sans pouvoir vous aider en retour, et ceux qui font la part des choses et qui ont conscience que l'on peut parfois avoir besoin des autres... Ce ne sont pas toujours ceux qu'on croit, mais après tout, la vie est faite de surprises, des bonnes, et des moins bonnes.
Garder le capes en ligne de mire donc. Ne pas baisser les bras. Penser à la suite. Reconstruire, SE reconstruire, encore. Voilà le mot d'ordre.
NB : Je remercie à l'occasion l'auteur, anonyme, du commentaire précédent. Ca fait plaisir de se savoir lue.